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Histoire du Maroc
Peuplement ibéromaurusien
Overview
L'homme a laissé de nombreuses traces au cours de toute la période préhistorique, marque d'un peuplement très ancien, sans doute facilité par un climat plus favorable qu'aujourd'hui.
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Histoire du Maroc
Mésolithique et Néolithique
Overview
Ces populations se maintiennent jusque vers 9 000 ans av. J.-C. puis elles vont être éliminées ou absorbées par l'arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles : les capsiens (nom issu de la ville antique de Capsa, aujourd'hui Gafsa) arrivent de l'est (comme le montrent les études linguistiques, qui classent dans la même famille l'égyptien et le berbère).
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Histoire du Maroc
Antiquité
Overview
Les Phéniciens, commerçants entreprenants originaires de la Phénicie libanaise située dans le pays de Canaan, installent leurs premiers établissements dans ce que les géographes grecs comme Strabon nomment la Libye (terme qui désigne alors l'ensemble de l'Afrique du Nord à l'ouest de l'Egypte, et non la seule Libye contemporaine) et notamment sur les côtes marocaines, dès le xie siècle av. J.-C. La flotte phénicienne fonde des comptoirs à Tingi (Tanger), Lixus (près de Larache), Thymiateria (Mehdia), Azama (Azemmour) et Cerné (qui serait localisée à Dakhla).
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Histoire du Maroc
Ère islamique
Overview
Dès les débuts de la conquête musulmane du Maghreb, les Kharijites originellement basés en Irak envoient des représentants au Maghreb pour tenter de rallier les populations berbères. Les Berbères accoutumés au système de communauté égalitaire et supportant mal la domination arabe, finissent par trouver dans le kharijisme un redoutable moyen de contestation politique.
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Histoire du Maroc
Les dynasties berbères
Overview
C'est dans la région de Taroudant qu'un dénommé Ouagg ben Zellou indique l'existence d'un prédicateur, un certain Abdallah Ibn Yasin originaire du Sud marocain, à l'émir lemtouna Yahya Ibn Ibrahim de retour d'un pèlerinage à La Mecque. Yahya Ibn Ibrahim s'était arrêté à Kairouan où le grand théologien Abou Imran al-Fasi lui avait recommandé son disciple au Souss, Ouagg ben Zellou, pour l'aider dans son entreprise de purification spirituelle des Sanhajas nomades du Sahara.
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Histoire du Maroc
Les dynasties chérifiennes
Overview
Les Saadiens, appelés parfois Zaydanides, constituent une dynastie originaire de la vallée du Draâ. Elle arrive au pouvoir en 1511 avec le sultan Muhammad al-Mahdi al-Qaim bi-Amr Allah et choisit Marrakech pour capitale définitive après Taroudant.
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Histoire du Maroc
La pression coloniale
Overview
Durant le xixe siècle, les puissances coloniales européennes tentent d'asseoir leur influence en Afrique du Nord. Lors de la conquête de l'Algérie, la France obtient du Maroc une promesse de neutralité (1832). Mais en 1839, le sultan Abd el-Rahman soutient l'action de l'émir algérien Abd el-Kader, et le conflit s'étend alors aux provinces marocaines de l'Oriental.
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Histoire du Maroc
Le Maroc moderne
Overview
Au cours des premières années d’indépendance, jusqu'en 1960, la politique marocaine consiste à reconstituer le « Grand Maroc » (ou du moins l'Empire chérifien dans ses frontières antérieures à 1912) englobant la Mauritanie, une partie de l'Algérie, le nord-ouest du Mali, voire l'archipel des îles Canaries, projet dans lequel le roi ne voulait pas être débordé par le parti de l’Istiqlal.
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Histoire du Maroc
Peuplement ibéromaurusien
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Histoire du Maroc
Mésolithique et Néolithique
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Histoire du Maroc
Antiquité
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Ère islamique
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Les dynasties berbères
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Les dynasties chérifiennes
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Histoire du Maroc
La pression coloniale
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Histoire du Maroc
Le Maroc moderne
Habité dès la préhistoire, le Maroc et son territoire ont connu des peuplements berbères, phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins et arabes. C’est en 788, lors de son exil qu’Idris 1er, fuyant les persécutions du califat des Abbassides, a donné naissance à un État dans le Maghreb al-Aqsa (Maghreb extrême). Depuis, le Maroc a toujours gardé, si ce n’est une indépendance absolue, du moins une très forte autonomie. L’attrait des richesses provenant du commerce du Sud (le Sahara) vers le Nord (l’Occident) va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties, en particulier celles venant du Sud (Almoravides, Almohades, Saadiens) ; c’est la raison pour laquelle, toute l’histoire du Maroc (des Idrissides aux Alaouites) fut marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L’histoire et l’origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara.
Les premières traces de peuplement
L’homme a laissé de nombreuses traces au cours de toute la période préhistorique, marque d’un peuplement très ancien, sans doute facilité par un climat plus favorable qu’aujourd’hui.
À l’Acheuléen (Paléolithique inférieur), des indices datant d’au moins 700 000 ans traduisent une première activité humaine. Ces hommes vivaient principalement de la cueillette et de la chasse. Les outils de cette époque sont les galets aménagés, le biface, les hachereaux découverts notamment dans les régions de Casablanca et de Salé. Découverte en 1999 de la statuette de la Vénus de Tan-Tan.
C’est au Maroc, à Djebel Irhoud, qu’ont été découverts en juin 2017 les plus anciens restes d’Homo sapiens au monde, datant de plus de 300 000 ans.
Le Moustérien (Paléolithique moyen) entre 120 000 et 40 000 ans avant l’ère chrétienne, se caractérise par l’évolution de l’outillage. Cette période a livré des racloirs et des grattoirs, en particulier au sein de l’industrie lithique de Djebel Irhoud.
Les premières traces de peuplement
L’homme a laissé de nombreuses traces au cours de toute la période préhistorique, marque d’un peuplement très ancien, sans doute facilité par un climat plus favorable qu’aujourd’hui.
À l’Acheuléen (Paléolithique inférieur), des indices datant d’au moins 700 000 ans traduisent une première activité humaine. Ces hommes vivaient principalement de la cueillette et de la chasse. Les outils de cette époque sont les galets aménagés, le biface, les hachereaux découverts notamment dans les régions de Casablanca et de Salé. Découverte en 1999 de la statuette de la Vénus de Tan-Tan.
C’est au Maroc, à Djebel Irhoud, qu’ont été découverts en juin 2017 les plus anciens restes d’Homo sapiens au monde, datant de plus de 300 000 ans.
Le Moustérien (Paléolithique moyen) entre 120 000 et 40 000 ans avant l’ère chrétienne, se caractérise par l’évolution de l’outillage. Cette période a livré des racloirs et des grattoirs, en particulier au sein de l’industrie lithique de Djebel Irhoud.
Mésolithique et Néolithique
Ces populations se maintiennent jusque vers 9 000 ans av. J.-C. puis elles vont être éliminées ou absorbées par l’arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles : les capsiens (nom issu de la ville antique de Capsa, aujourd’hui Gafsa) arrivent de l’est (comme le montrent les études linguistiques, qui classent dans la même famille l’égyptien et le berbère). Les études de l’ADNa ont en outre révélé que les Nord-Africains du début du néolithique (vers – 7000 AP) trouvent leurs ancêtres dans ces groupes paléolithiques d’Afrique du Nord, tandis que les groupes du néolithique tardif (il y a 5 000 ans) contiennent une composante ibérique, suggèrant un flux de gènes par Gibraltar.
Antiquité
Les Phéniciens, commerçants entreprenants originaires de la Phénicie libanaise située dans le pays de Canaan, installent leur premiers établissements dans ce que les géographes grecs comme Strabon nomment la Libye (terme qui désigne alors l’ensemble de l’Afrique du Nord à l’ouest de l’Egypte, et non la seule Libye contemporaine) et notamment sur les côtes marocaines, dès le xie siècle av. J.-C. La flotte phénicienne fonde des comptoirs à Tingi (Tanger), Lixus (près de Larache), Thymiateria (Mehdia), Azama (Azemmour) et Cerné (qui serait localisée à Dakhla).
Antiquité
Les Phéniciens, commerçants entreprenants originaires de la Phénicie libanaise située dans le pays de Canaan, installent leur premiers établissements dans ce que les géographes grecs comme Strabon nomment la Libye (terme qui désigne alors l’ensemble de l’Afrique du Nord à l’ouest de l’Egypte, et non la seule Libye contemporaine) et notamment sur les côtes marocaines, dès le xie siècle av. J.-C. La flotte phénicienne fonde des comptoirs à Tingi (Tanger), Lixus (près de Larache), Thymiateria (Mehdia), Azama (Azemmour) et Cerné (qui serait localisée à Dakhla).
Ère islamique
L’histoire des Idrissides commence, lorsqu’un prince arabe chiite de la famille de Ali (quatrième calife de l’islam), Idris Ibn ‘abd Allah al-Kamil et son affranchi Rachid Ben Morched El Koreichi, se réfugient dans le Moyen Atlas. Fuyant la menace des Abbassides (qui avaient massacré des Alides et leurs partisans chiites lors de la bataille de Fakh près de La Mecque), ils séjournent en Égypte avant de s’installer à Walilah (Volubilis), sous la protection de la tribu berbère des Awarbas. Parvenant à rallier les tribus locales à sa cause, Idriss est investi Imam et fonde la ville de Fès en 789 sous le nom d’Idriss Ier. C’est le début de la dynastie des Idrissides.
Mosquée Al Qaraouiyyine de Fès, abritant une université fondée au ixe siècle sous le règne des Idrissides.
Idris Ier est assassiné par un émissaire du calife abbasside Haroun al-Rachid de Bagdad, un certain Sulayman Ibn Jarir Al Chammakh, qui avait été en fait avisé par le puissant vizir barmécide Yahya ben Khalid.
Les dynasties berbères
C’est dans la région de Taroudant qu’un dénommé Ouagg ben Zellou indique l’existence d’un prédicateur, un certain Abdallah Ibn Yasin originaire du Sud marocain, à l’émir lemtouna Yahya Ibn Ibrahim de retour d’un pèlerinage à La Mecque. Yahya Ibn Ibrahim s’était arrêté à Kairouan où le grand théologien Abou Imran al-Fasi lui avait recommandé son disciple au Souss, Ouagg ben Zellou, pour l’aider dans son entreprise de purification spirituelle des Sanhajas nomades du Sahara. L’émir lemtouna et Ibn Yasin s’en retournent donc tous deux dans l’Adrar convertir les Djoudala (tribu des Lemtouna) au malékisme puritain. Si au départ leurs enseignements sont plutôt bien accueillis, leur austérité et leurs méthodes radicales (instruments de musique et habits de couleurs vives bannis) finissent par lasser.
Les dynasties berbères
C’est dans la région de Taroudant qu’un dénommé Ouagg ben Zellou indique l’existence d’un prédicateur, un certain Abdallah Ibn Yasin originaire du Sud marocain, à l’émir lemtouna Yahya Ibn Ibrahim de retour d’un pèlerinage à La Mecque. Yahya Ibn Ibrahim s’était arrêté à Kairouan où le grand théologien Abou Imran al-Fasi lui avait recommandé son disciple au Souss, Ouagg ben Zellou, pour l’aider dans son entreprise de purification spirituelle des Sanhajas nomades du Sahara. L’émir lemtouna et Ibn Yasin s’en retournent donc tous deux dans l’Adrar convertir les Djoudala (tribu des Lemtouna) au malékisme puritain. Si au départ leurs enseignements sont plutôt bien accueillis, leur austérité et leurs méthodes radicales (instruments de musique et habits de couleurs vives bannis) finissent par lasser.
Les dynasties chérifiennes
Les Saadiens, appelés parfois Zaydanides, constituent une dynastie originaire de la vallée du Draâ. Elle arrive au pouvoir en 1511 avec le sultan Muhammad al-Mahdi al-Qaim bi-Amr Allah et choisit Marrakech pour capitale définitive après Taroudant. À partir de 1549 elle contrôle entièrement le Maroc et entreprend même son extension en Oranie en direction de Tlemcen et de Mostaganem, alors que le Maghreb central et oriental est sous la domination des Ottomans. Mohammed ech-Cheikh est un adversaire résolu du sultan-calife ottoman Soliman le Magnifique. Pour conjurer la menace exercée par les gouverneurs turcs d’Alger, le sultan saadien n’hésite pas à chercher l’alliance des Espagnols qui occupent Oran et lui permettent de s’emparer de Tlemcen.
La pression coloniale
Depuis 1902, la pénétration économique et militaire européenne s’est intensifiée (la France occupe dès 1907 Casablanca et les plaines occidentales du Maroc), au point que le sultan Moulay Abd al-Hafid est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat, aussi appelé convention de Fès. La nouvelle de la signature du traité de protectorat provoque par ailleurs un soulèvement sanglant de la population de Fès, rejointe par des unités de goumiers marocains entrées en mutinerie. Cet événement n’est pas étranger à la décision des autorités françaises de transférer définitivement la capitale du Maroc de Fès à Rabat.
Le traité institue, à partir du 30 mars 1912 le régime du protectorat français. En octobre de la même année, le sous-protectorat espagnol est mis en place sur le Nord du Maroc et inclut également les territoires sahariens de Tarfaya et du Río de Oro.
La pression coloniale
Depuis 1902, la pénétration économique et militaire européenne s’est intensifiée (la France occupe dès 1907 Casablanca et les plaines occidentales du Maroc), au point que le sultan Moulay Abd al-Hafid est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat, aussi appelé convention de Fès. La nouvelle de la signature du traité de protectorat provoque par ailleurs un soulèvement sanglant de la population de Fès, rejointe par des unités de goumiers marocains entrées en mutinerie. Cet événement n’est pas étranger à la décision des autorités françaises de transférer définitivement la capitale du Maroc de Fès à Rabat.
Le traité institue, à partir du 30 mars 1912 le régime du protectorat français. En octobre de la même année, le sous-protectorat espagnol est mis en place sur le Nord du Maroc et inclut également les territoires sahariens de Tarfaya et du Río de Oro.
Les protectorats français et espagnols (1912-1956)
Durant le xixe siècle, les puissances coloniales européennes tentent d’asseoir leur influence en Afrique du Nord. Lors de la conquête de l’Algérie, la France obtient du Maroc une promesse de neutralité (1832). Mais en 1839, le sultan Abd el-Rahman soutient l’action de l’émir algérien Abd el-Kader, et le conflit s’étend alors aux provinces marocaines de l’Oriental. L’armée marocaine est défaite par les troupes françaises du maréchal Bugeaud à la bataille d’Isly le 17 août 1844. Le traité de Tanger, du |10 septembre 1844, met hors la loi Abd el-Kader et définit pour la première fois une délimitation entre les deux pays, de la Méditerranée jusqu’à l’oasis de Figuig.
Le Maroc moderne (depuis 1956)
Le 3 mars 1961, à la mort de son père, le prince Moulay Hassan est proclamé roi du Maroc sous le nom de Hassan II. Les années 1960 sont marquées par un climat politique particulièrement tendu. En octobre 1965 disparaît à Paris Mehdi Ben Barka, chef de l’opposition de gauche issue de la scission avec l’Istiqlal (Union nationale des forces populaires) et qui, en tant que leader du tiers-monde, devait présider la Conférence tricontinentale de La Havane en 1966. Toujours en 1965, Casablanca est agitée par de graves émeutes sociales violemment réprimées. Le régime instaure un état d’exception jusqu’en 1970. Cette décennie ouvre ainsi la période des années de plomb au Maroc.
Le Maroc moderne (depuis 1956)
Le 3 mars 1961, à la mort de son père, le prince Moulay Hassan est proclamé roi du Maroc sous le nom de Hassan II. Les années 1960 sont marquées par un climat politique particulièrement tendu. En octobre 1965 disparaît à Paris Mehdi Ben Barka, chef de l’opposition de gauche issue de la scission avec l’Istiqlal (Union nationale des forces populaires) et qui, en tant que leader du tiers-monde, devait présider la Conférence tricontinentale de La Havane en 1966. Toujours en 1965, Casablanca est agitée par de graves émeutes sociales violemment réprimées. Le régime instaure un état d’exception jusqu’en 1970. Cette décennie ouvre ainsi la période des années de plomb au Maroc.
